đŸ‡ČđŸ‡œ J172 & 173 : Mahahual, plongĂ© au banco chinchorro avec les requins

Ce matin lĂ , on se lĂšve de bon pied, bien dĂ©cidĂ©s Ă  aller plonger (je crois bien qu’on a dĂ©finitivement mordu Ă  l’hameçon). Sur les bons conseils de notre hĂŽtel, on part en quĂȘte du centre le plus sympa et le moins cher. On nous propose 2 plongĂ©es pour 1800 pesos Ă  13h. C’est tentant ! On se laisse le temps du petit dĂ©jeuner Ă  la jugueria pour se dĂ©cider, ce qui nous offrira l’opportunitĂ© de voir les bateaux de croisiĂšres dĂ©verser leurs amĂ©ricains version beaufs dans la ville. Je crois qu’on n’est pas venus le bon jour.

On passe checker Ă  Bucaneros, le centre de plongĂ©e d’Ă  cĂŽtĂ©, ce qu’il propose. On se fait accueillir par Arturo qui nous dit « Ah mais vous voulez aller Ă  Chinchorro ? Bon c’est Ă  35 km de la cĂŽte et c’est la basse saison donc normalement il n’y a pas de dĂ©parts, mais demain je vais y amarer une bouĂ©e et amener du bois pour construire une maison sur pilotis. Ce n’est pas le circuit classique touristique mais si vous ĂȘtes OK, je peux vous emmener pour 2300 pesos… Allez 2000 pesos chacun ». Mmmmmh mais attendez c’est quoi le banco chinchorro ? Apparemment, c’est LE spot de plongĂ©e de Mahahual. Rien Ă  voir avec les plongĂ©es locales proposĂ©es plus haut, le rĂ©cif Ă  l’air extraordinaire. Et c’est minimum 3000 pesos /p. On croise des israĂ©liens de notre hĂŽtel qui entendent que nous cherchons finalement peut ĂȘtre Ă  faire cette sortie, ils nous proposent de payer le prix des 6 personnes Ă  4 pour assurer le dĂ©part . 4500 pesos chacun, non merci. Mais on se rend compte que ça doit vraiment valoir le coup, alors on retourne voir notre cher Arturo pour booker la sortie du lendemain. Entre temps les israĂ©liens nous recontactent pour ĂȘtre sĂ»rs que nous ne voulons pas nous joindre Ă  eux, Arturo nous dit qu’il ne peut pas en embarquer plus que nous 2, on va ĂȘtre obligĂ©s de leur mentir (et de leur foirer leur journĂ©e plongĂ©e).

SaoulĂ©s par l’agitation provoquĂ©e par les bateaux de croisiĂšres, on se rĂ©fugie dans le centre ville pour manger Ă  Pizza Papi, bien connu des locaux. Lors de notre retour sur le bord de mer, les croisieristes sont enfin partis, le calme revient. Les bars ferment, les vendeurs de souvenirs remballent tout et le petit village de Mahahual retrouve tout son charme.

RĂ©veil immanquable ce matin pour retrouver Arturo et son Ă©quipe de pirates. Le rdv Ă  8h finit par se transformer en un dĂ©part Ă  9h30, mais on s’arme de patience et on savoure notre petit dej en attendant de rejoindre le banco Chinchorro. On fait connaissance avec les moussaillons et on s’assoit entre les planches de bois et les vivres pour celui qui restera construire la maison sur pilotis pour 3 semaines.

AprĂšs quelques minutes de navigation, premiĂšre surprise: des dauphins s’invitent Ă  la fĂȘte et viennent jouer dans les vagues du bateau. Tout l’Ă©quipage s’Ă©merveille de ce spectacle et on fait quelques tours autour, jusqu’Ă  les voir disparaitre. La mer est d’un calme impressionnant, ce qui nous permet de rejoindre plus vite le premier spot de plongĂ©e. Arturo saute du bateau avec son masque de snorkel en premier, histoire de repĂ©rer l’endroit oĂč nous sommes sensĂ©s amarer la bouĂ©e. Il ressort de l’eau tout sourire et nous dit « on va plonger là » moi: « il y a des requins ? » lui: « oh oui ! »

Quelle surprise: on saute Ă  l’eau et je vois dĂ©jĂ  ce requin nourrice (innofensif) Ă  une quinzaine de mĂštres sous mes pieds: vite vite, il ne faudrait pas le manquer ! La bonne blague: 2 puis 3 requins s’invitent Ă  la fĂȘte. Et c’est lĂ  que cette plongĂ©e prend tout son sens: ce ne sont pas nous qui suivont les requins, mais bien eux qui ne nous lĂącheront pas la grappe de toute la plongĂ©e, Ă  nager entre nous et Ă  nous accompagner jusqu’Ă  la fin avec 2 compĂšres en plus (donc un total de 5!) Le spectacle est incroyable. Les coraux et les poissons sont magnifiques, sĂ»rement. Mais impossible de dĂ©tacher nos yeux de cette horde de requins adorables. L’un d’entre eux viendra mĂȘme se poser sur l’Ă©paule de Vincent, dĂ©but d’une histoire d’amour impossible. Vincent a encore du mal Ă  s’en remettre… 1h plus tard, c’est le moment de remonter. Éblouis par cette plongĂ©e, on se dirige sans trop comprendre ce qui se passe en compagnie de l’Ă©quipe au complet vers les maisons de pĂȘcheurs sur pilotis.

Entre langoustes, barracudas et poissons gigantesques sur le ponton de la maison, on aperçoit les crocodiles sous les pilotis qui attendent sagement leur part. Cette fois ci on nous dit bien « lĂ , on ne se baigne pas, hein ! » Puis aprĂšs avoir dĂ©chargĂ© la cargaison du bateau, nous voilĂ  en visite sur l’Ăźle situĂ©e au milieu du rĂ©cif, oĂč vivent en harmonie pĂȘcheurs, chercheurs et iguanes gigantesques.

Une fois la promade terminĂ©e, c’est parti pour la 2Ăšme plongĂ©e. Cette fois ci, pas de requin dĂšs le dĂ©but ce qui nous permet d’apprĂ©cier la diversitĂ© des fonds marins. Coraux et poissons gigantesques, murĂšne verte, langouste Ă©norme et j’en passe, on en prend plein les yeux. Arturo part ensuite Ă  la chasse au poisson lion, une espĂšce introduite par l’homme dans la mer des caraĂŻbes, nocive car elle n’a pas de prĂ©dateur, elle perturbe donc tout l’Ă©cosystĂšme du rĂ©cif. Comme par magie, un gros requin nourrice accompagnĂ© de ses 2 poissons nettoyeurs fait son apparition, et on va vite comprendre pourquoi. Arturo va donner les poissons lion en pĂąture au requin, qui va se rĂ©galer. Le spectacle est une fois de plus assurĂ©. on ne voit pas le temps passer, et aprĂšs une superbe plongĂ©e de 70 minutes, il est temps de remonter Ă  la surface.

De retour Ă  Mahahual, on file rĂ©cupĂ©rer nos sacs direction Bacalar, oĂč on a prĂ©vu 3 jours de dĂ©tente. On arrive dans la soirĂ©e Ă  notre super Hotelito K’uychĂ©, oĂč on sera accueillis comme des rois et oĂč on pourra mĂȘme y faire une machine (le luxe). On file manger un bout Ă  la Pina dans une ambiance dĂ©contractĂ©e, et de retour Ă  l’hĂŽtel on se rend compte que nos hĂŽtes nous ont pendu le linge (la honte…)

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